Crédit immobilier : vers une nouvelle approche basée sur le reste à vivre ?
27/05/2026
Le marché du crédit immobilier évolue, et les règles d’octroi des prêts pourraient bientôt connaître un changement important. Face au nombre croissant de dossiers refusés par les banques, une proposition de loi portée par le député Lionel Causse souhaite revoir les critères d’analyse appliqués aux emprunteurs.
La limite des 35 % d’endettement remise en question
Depuis les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière, les établissements bancaires doivent respecter un taux d’endettement maximal de 35 % pour accorder un crédit immobilier. Concrètement, les mensualités du prêt ne doivent pas dépasser 35 % des revenus du foyer.
Si cette règle vise à protéger les emprunteurs et à sécuriser le marché bancaire, elle est aujourd’hui jugée trop rigide par de nombreux professionnels de l’immobilier et du financement. En pratique, certains ménages disposant de revenus confortables peuvent se voir refuser un prêt, malgré une capacité financière réelle leur permettant d’assumer leur projet sereinement.
Le retour du “reste à vivre” au cœur de l’analyse
La proposition de loi défendue par Lionel Causse souhaite replacer le “reste à vivre” au centre de l’étude des dossiers de financement. Ce critère correspond à la somme disponible chaque mois après le paiement de toutes les charges, y compris les mensualités du crédit immobilier.
L’objectif serait de permettre une analyse plus personnalisée de la situation financière de chaque emprunteur. Deux foyers affichant le même taux d’endettement peuvent en effet disposer d’un niveau de vie très différent selon leurs revenus, leur composition familiale ou leurs dépenses courantes.
Une approche plus adaptée aux profils emprunteurs
Cette évolution pourrait offrir davantage de souplesse aux banques dans l’étude des demandes de prêt immobilier, notamment pour les primo-accédants, les familles aux revenus élevés, les investisseurs et les emprunteurs disposant d’une bonne capacité d’épargne.
L’idée n’est pas de supprimer toute règle de prudence, mais de mieux prendre en compte la réalité budgétaire des ménages plutôt que d’appliquer un seuil unique à tous les profils.
Ce que cela pourrait changer pour votre projet immobilier
Si cette réforme venait à être adoptée, elle pourrait faciliter l’accès au financement pour certains emprunteurs aujourd’hui exclus du crédit immobilier malgré une situation financière stable. Chez CCOMCREDIT.fr, nous analysons déjà chaque dossier dans sa globalité afin de valoriser les points forts de votre situation financière auprès des banques partenaires. Notre rôle est de vous accompagner pour optimiser votre capacité d’emprunt et trouver la solution de financement la plus adaptée à votre projet immobilier.

